TechShop et Leroy Merlin démocratisent la bidouille

Leroy Merlin et TechShop démocratisent la bidouille

Depuis fin 2015, Leroy Merlin a ouvert à Ivry le premier TechShop Français. Ce maker space ouvert au grand public représente un pas significatif de la marque dans l’univers du DIY et de la fabrication numérique. Marketing utile a rencontré Christophe Raillon, Directeur de projet TechShop pour en apprendre plus.

Leroy Merlin importe TechShop des Etats Unis

L’histoire de Leroy Merlin et du mouvement maker a commencé il y a une dizaine d’année. Interrogé sur la genèse du projet, Christophe Raillon nous raconte : “Leroy Merlin est une entreprise qui historiquement est très ouverte sur le monde, sur son écosystème. On va chez les gens, faire des rencontres, juste pour discuter et les comprendre. Il y a une dizaine d’années, nous avons découvert l’économie du partage, l’économie collaborative.”

C’est d’abord aux Etats Unis que Leroy Merlin prend connaissance de ce mouvement, basé sur la volonté de réparer plutôt que de racheter, d’utiliser plutôt que de posséder. Un mouvement qui va bien évidemment changer la consommation dans le secteur du bricolage.

Après avoir commencé par mettre à disposition de ses clients des machines (imprimantes 3D) en magasin, puis s’être doté d’un fablab mobile, la marque décide, en 2015, d’ouvrir son propre Maker Space. Pour cela, elle importe en France le modèle américain de la marque TechShop. Selon Christophe Raillon “TechShop était le partenaire le plus professionnel, le maker space le plus abouti. En terme d’agencement, mais aussi de machines, et de philosophie. Alors on s’est associé à eux. Dans notre cas, c’est de la R&D pour Leroy Merlin.”

TechShop démocratise le mouvement maker

Dans cet immense espace de 2000m², calqué exactement sur le modèle du premier TechShop, Leroy Merlin propose un accès pour ses membres à plus de 150 machines et 70 formations. Mais le plus important, selon le directeur du projet est “de rendre accessible un mouvement. Les américains parlent d’empowerment, de donner du pouvoir. Notre volonté, c’est d’être accessible au plus grand nombre, et de démocratiser ce mouvement maker.”

Avec plus de 300 abonnés et 1000 formations dans les trois premiers mois, le TechShop rencontre déjà un succès certain. Pourtant, son équipe n’a pas encore de certitude sur l’avenir de l’initiative. “On a décidé d’en ouvrir trois dans les prochaines années. Le premier est à Ivry, le second sera à Lille, dans un milieu technologique et étudiant. On aimerait que le troisième soit réellement dans un magasin. Au fur et à mesure de nos rencontres, on apprend des choses et on fait évoluer le modèle, pour arriver à celui qui convient le mieux à la France et l’Europe.” Un programme pensé en mode start-up, qui se nourrit en permanence des visiteurs et des demandes des clients Leroy Merlin, mais aussi des non-clients qui viennent en boutique pour découvrir des machines qu’ils ne connaissent pas encore et s’imprégner d’un nouvel univers.

Leroy Merlin au service des bricoleurs

A la question de la légitimité de Leroy Merlin pour lancer cette initiative, la réponse semble évidente.

Ce projet est en effet dans la prolongation des initiatives déjà lancées par la marque, que ce soit Du côté de chez vous, qui inspire les français et leur montre des projets de bricoleurs depuis bientôt 20 ans, ou le programme Campus, qui allie des cours de bricolage en magasin et des tutoriels gratuits sur internet.

Christophe Raillon conclut : “Le maker, c’est un bricoleur qui a été impacté par internet, qui s’est connecté et s’est ouvert à une communauté, fait et utilise des tutoriels. Leroy Merlin propose déjà depuis toujours des cours pour poser son parquet ou son papier peint. Maintenant avec le TechShop, on propose de le créer.” C’est dans cette logique que TechShop a reçu cette année les membres des 20 clubs de bricolage de Leroy Merlin en France (les Super Bricoleurs) pour les initier aux nouvelles techniques de fabrication, et partager un moment avec eux.

Ce Techshop, qui réunit des professionnels et des amateurs, accueille aussi désormais des grands groupes, qui viennent y découvrir les mouvement maker et les technologies qui y sont liées. Cet exemple ne manque pas de nous rappeler que de plus en plus de marques embrassent le mouvement maker, que ce soit dans le cadre d’opérations marketing comme Netflix, ou encore dans un effort d’innovation au sein de l’entreprise. Nous ne manquerons pas d’aborder cette tendance dans un prochain dossier.

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