Une taxe anti-gâchis pour responsabiliser ses clients

La gastronomie japonaise ne plait a priori pas à tout le monde. C’est particulièrement le cas d’un poisson très « goûtu » servi dans un restaurant de Tokyo. Problème : la gourmandise/curiosité génère du gâchis de la part des gastronomes. Pour palier cet excès d’opulence et responsabiliser les âmes sensibles, le restaurateur a instauré une règle utile et pédagogique qui mériterait de figurer dans tous les fast-food de la planète : lorsque l’on ne finit pas son assiette, on paie!

Un blogueur japonnais a tenté expérience. Il nous raconte que c’est même inscrit dans le règlement du restaurant.

Concrètement, un surplus de 10 yen est obligatoirement versé pour tout plat non terminé. Cette “taxe anti-gâchis” est reversée directement et en intégralité aux coopératives de pêcheurs fournisseurs du poisson.  Une manière d’éviter de le gaspillage et de rappeler à tous que derrière ce succulent dîner, des pécheurs exercent un métier difficile et risqué.
A fortiori, lorsque l’on sait que la  FAO, fondation de l’ONU pour l’Agriculture et l’Alimentation, affirme que le gaspillage coûte environ 750 millions de dollars chaque année ou qu’un tiers de la production de nourriture destinée aux humains est jetée (soit 1,3 milliard de tonnes qui auraient pu être utilisée…) , on comprend bien l’importance d’une telle initiative !

Plus qu’un simple symbole, cette initiative pourrait être déclinée dans d’autres types de business plus ou moins impliqués dans la surconsommation ambiante : buffets à volonté, automobile (une voiture passe en moyenne 90% de son temps à l’arrêt), énergie ou bien entendu la mode (qui a porté l’intégralité de sa garde-robe ?) ! Aussi  Une bonne manière de sensibiliser ses clients à un paradoxe et se présenter comme une marque responsable.

Bonus : Pour convaincre les plus réticents à cette Little Uzful Ideas, nous vous proposons de visionner le documentaire tiré du livre « Global gâchis » de Tristram Stuart Waste…